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« Une simple intervention », Yael Inokai

Traduit de l’allemand par Camille Logoz, Zoé, janvier 2024,...
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« Border la bête », Lune Vuillemin

La Contre allée, janvier 2024, 184 p., 19 €...
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« En vérité Alice », Tiffany Tavernier

Sabine Wespieser, janvier 2024, 288 p., 22 € Tiffany...
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« Rousse », Denis Infante

Tristram, janvier 2024, 144 p., 16,50 € Denis Infante...
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« Qui-vive », Valérie Zenatti

L’Olivier, janvier 2024, 176 p., 19,50 € Dans « Qui-vive »,...
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« Tiohtia : ke [Montréal] », Michel Jean

Seuil, septembre 2023, 224 p., 20 € Michel Jean,...
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« Georgette », Dea Liane

L’Olivier, août 2023, 160 p., 17 € Avec ce...
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« Donato », Eléonore de Duve

Corti, août 2023, 216 p., 21 € Clio la...
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Une chronique au hasard
15
Nov

« Et on entendait les grillons », Corina Sabau

Traduit du roumain par Florica Courriol, Belleville, juin 2021, 144 p., 16 €

L’autrice roumaine publie un roman puissant sur le calvaire des femmes dans son pays natal. Dans les années quatre-vingt, Ecatérina travaille comme ouvrière dans une usine textile. Mariée à un homme cultivé, à l’allure et aux goûts occidentaux, mère d’une enfant, l’héroïne devrait se sentir privilégiée dans son ménage petit-bourgeois qui lui a permis de fuir un père violent, mais elle est accablée par la réaction méprisante de son mari lorsqu’elle lui annonce qu’elle est enceinte. En Roumanie, la politique nataliste forcenée instaurée par le dictateur Ceausescu interdit l’interruption de grossesse, et le corps des femmes, surveillé par une police gynécologique, appartient à l’Etat : avoir des enfants est un devoir patriotique. Des milliers de femmes meurent ainsi des suites d’avortements clandestins. Dans ce contexte, les recours sont minces qui s’offrent à une Ecatérina seule et désemparée, écartelée entre son désir profond et son moi social. Le flux de conscience instaure une proximité avec ce personnage que l’on suit lors de ses longues insomnies mélancoliques, et à l’usine où ses collègues, pour beaucoup issues des campagnes, se disputent les faveurs des chefaillons et défilent en l’honneur du Conducator. Les paroles alentour sont happées par sa conscience angoissée et étouffée. Plusieurs décennies après la fin du régime autoritaire, le roman rappelle avec justesse les séquelles d’un état misogyne et assassin sur la population féminine humiliée jusque dans son intimité.

Aline Sirba

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